Cher lecteur,

aujourd’hui, je vais vous faire part d’un témoignage d’une jeune maman que j’ai lu dans La Provence (édition du 25 septembre) et qui m’a fait sourire car j’aurai bien pu en être l’auteur!
Ce récit vécu résume tellement bien la situation réelle sur Marseille, que je cite le temoignage dans son intégralité.

« UN DROLE DE CASTING »
Nadine, maman d’un bébé de 3 mois, raconte l’enfer de ses recherches pour décrocher la ‘perle’.

Naïvement, j’avais préparé une batterie de questions, bien décidée à faire passer un casting impitoyable à celle qui allait avoir la chance de garder mon ‘titounet’. Confiante, la liste de quelque 120 assistantes maternelles fournie par le conseil général entre les mains, j’entamais mes recherches.
Une trentaine de coups de téléphone malheureux plus tard, et la voix de plus en plus mielleuse, j’ai dû me rendre à l’évidence. J’étais vaincue. Si casting il y avait, c’était elles, les nounous, qui le faisaient passer aux parents. Sans état d’âmes. Certaines de détenir le pouvoir : celui d’asurer votre tranquilité d’esprit.
« Jusqu’à 19h? Mais vous n’y pensez pas, j’ai une vie de famille! Et pour votre fils ça fait tard« , s’étrangle l’une, vous faisait aussitôt culpabiliser de reprendre le travail.
 » Le mercredi aussi? Pas question, je le réserve à mes enfants« , martèle l’autre.
« Je ne travaille que 2 jours par semaine« , tranche une troisième.
Les « fonctionnaires de la garde » évacuées, vous vous attaquez aux « pingres ».
« Ah, vous avez des RTT…je vous préviens, je ne travaille que sur une année complète et 5 jours par semaine. Mon tarif est de 4,08 Euros de l’heure (le maximum) ».
Puis, aux « casanières »:
« Allez au jardin tous les jours? Pas question! »
Voire aux malhonnêtes:
« Je vous garde de la place mais il faut me donner un petit quelque chose tous les mois pour la réserver« .
Sans compter celles qui promettent puis vous lâche 1 mois avant la reprise parce qu’elles ont décroché un meilleur patron, entendez qui paie mieux.  Bref, trouver une nounou, c’est l’enfer. En trouver une « bonne », celle qui se calera sur vos horaires, c’est possible à condition d’avoir beaucoup de patience et peu d’exigences. « La perle rare? »Oubliez-la. Elle est déjà prise depuis des mois et pour des années…ou elle se négocie à prix d’or.

Comme vous avez pu le constater, ça fait froid dans le dos mais c’est malheureusement la réalité au quotidien et, nous maman, nous n’avons pas trop le choix car les autres modes de garde, comme les crêches par exemple ne sont pas assez nombreuses pour accueillir nos petits bouts… Il ne rest plus qu’à esperer que la situation change un jour…mais ce n’est pas gagné!

Bon courage à celles et ceux qui se retrouvent dans cette même situation!